1. La faim

Dans les camps de concentration, les déportés ne sont pas censés survivre ; c’est en partie pourquoi les SS ne voient pas l’intérêt de les nourrir convenablement. Dans certains camps, la nourriture ne se limite qu’à un bout de pain rassi et un peu d’eau ; mais dans la plupartdes cas, les déportés doivent se contenter d’un régime d’autant plus strict : de la soupe une fois par jour, qui ne s’avère être que du bouillon clair sans protéines ni vitamines. Chacun essaye alors de se nourrir comme il peut, soit en chassant des petits animaux comme les rats, les chiens et les chats, soit en grignotant des petits insectes.

Il arrive que les déportés cachent un certain temps la mort de l’un des leurs, pour pouvoir bénéficier de sa ration de nourriture…

Dans la bourse du camp (endroit où ont lieu les négociations) on peut essayer d’échanger des matériaux et des objets contre de la nourriture.

De plus, nombreuses sont les batailles mutuelles entre les déportés pour un bout de pain ou un peu de soupe renversée par terre.

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Cette photo a été prise au camps de Auschwitz-Birkenau ; cette femme manque cruellement de nourriture et a la peau sur les os.

"J'ai beaucoup souffert de la faim, comme les autres. Mais je m'y suis habitué. Je m'y suis habitué grâce aux rêves diurnes où je me voyais dévorer pour soulager ma faim. C'est de rêves à l'état de veille dont je parle ; l'imaginaire conscient et non de rêves nocturnes." Sam Braun, On ne m'aurait aps cru, alors je me suis tu.

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