C. La Résistance active

Au-delà de la survie et de la difficulté à faire face au quotidien, certains ont essayé de mener une résistance active.  Cette résistance planifie par exemple de s'approprier des postes privilégiés (comme ceux des kapos) mais elle organise aussi des sabotages divers dans les usines d’armement. Résister activement, c’est aussi tenter de s’évader et enfin de se rebeller. Pour les déportés des camps d’extermination, la révolte a ainsi souvent été le seul et unique moyen de résister.

Premièrement, il y a des organisations clandestines qui s'organisent au sein des camps. Par exemple, à Buchenwald, une organisation secrète est dirigée par Hermann Langbein et constituée d'individus ayant l’habitude du combat, de la solidarité, du secret et des activités clandestines. Cette organisation lutte notamment contre les mouchards et les traitres qui renseignent les SS en donnant des informations sur ces activités secrètes.

Deuxièmement, beaucoup de révoltes ont lieu dans les camps de concentration, même si malheureusement elles n'aboutissent à rien la plupart du temps. Par exemple, à Ravensbrück, 90 femmes, témoins de Jéhovah, qui refusent de travailler pour les productions destinées à la guerre, sont battues et gazées. De plus, à Auschwitz-Birkenau, les déportés des Sonderkommandos des crématoires III et IV, de toute façon condamnés, se révoltent le 7 octobre 1944 : trois SS perdent la vie.La révolte échoue mais rend inutilisable le crématoire III, complêtement détruit. Par ailleurs, beaucoup de déportés et surtout des Juifs veulent se battre jusqu'au bout afin de choisir leur mort. Ainsi, avant d'être gazés ou pendus, ils se révoltent et font des tentatives désespérées de rebellion, mais finissent de toute façon par mourir...

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Une potence était installée sur la place de l'appel ; nombreuses étaient les pendaisons publiques, pour donner l'exemple, pour punir les rebelles ou simplement par plaisir.

Troisièmement, le sabotage est une façon de résister comme une autre. Dans les usines d'armement, les déportés peuvent détériorer des pièces servant à fabriquer des machines de guerre comme les chars ou les avions. Les résistants agissent de leur propre initiative, malgré l’ordre de la direction SS des camps, daté du 11 avril 1944, d’exécuter les saboteurs par pendaison devant les détenus.

Enfin, beaucoup de prisonniers essayent par dernier espoirs de s'évader, mais ceci est pratiquement impossible. En effet, les camps sont extrêmement bien surveillés, balisés et entourés de fils barbelés trop difficiles à franchir. Pour cela, les essais de fuites sont rares ; même quand les détenus arrivent à partir de cet enfer, ils sont le plus souvent rattrapés par la Gestapo (notamment à cause de leur apparence physique, de leur langue...) Néanmoins, on note l’évasion réussie de quatre détenus d’Auschwitz qui, habillés en soldats SS, volent une voiture et arrivent à s’échapper.

 

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