3. La violence, la mort côtoyée à chaque instant

Officiellement, les SS n'eurent jamais le droit de violenter et encore moins de tuer leurs prisonniers sans aucune raison. Cependant, malgré les directives, les SS ne respectèrent ces interdictions et faisaient règner l'ordre par la violence, quotidienne et dans certains cas mortelle.

Les violences, la cruauté à l’égard des prisonniers et en particulier des Juifs se veut à la fois une réponse aux circonstances chaotiques, et la gestion quotidienne d’un « travail » de destruction.

Ce fut lors de la "Marche de la Mort" que la violence fut la plus forte. A l'approche de la défaite militaire de l'Allemagne, les nazis redoublèrent de brutalité : ceux qui ralentissaient le rythme étaient abbatu sur le champ, sans aucune pitié. Ainsi, des centaines de prisonniers trouvèrent la mort sous les balles de leurs bourreaux, parmi des milliers d'autres qui moururent de faim, de froid et d'épuisement lors de ces longues marches hivernales.

Dans son livre On ne m'aurait pas cru, alors je me suis tu, Sam Braun écrit : "Dans une allée du camp, un déporté avait croisé deux SS. Il n'avait pas fait le Mützen ab et ne s'était pas mis au garde à vous. Non, il avait gardé son béret sur la tête. Pour eux, il avait commis un crime de lèse-majesté, alors qu'il était peut-être trop fatigué pour se rendre compte de leur présence. Sans aboyer, comme ils avaient l'habitude de le faire, ils lui ont pris son béret et l'on jeté dans l'allée et lui ont demandé d'aller le chercher. La pauvre type s'est retourné pour aller récupérer son béret et les deux SS, calmement, parlant de la pluie et du beau temps, ont dégainé leur revolver et l'ont assassiné. Puis ils sont partis avec indifférence. Pour eux, ils n'avaient fait aucun mal, ils n'avaient fait que tuer un juif ! Ce n'était pas un  crime, un juif n'était pas un être humain…"

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