2. Physiques

Au cours de leur internement dans les camps de concentration ou d’extermination, les déportés font face a de nombreux traumatismes physique. Chaque jour, la blessure peut être fatale dans un endroit où l’infirmerie est considérée comme « l’antichambre de la Mort ».

Dès leur internement en camps, les déportés doivent faire face a un état physique se dégradant de jour en jour. Le manque de nourriture, d’hygiène, le travail, le froid et les sévices qu’ils doivent subir sont déjà des causes de l’apparition de nombreux troubles physiques.

De plus leur admission à l’infirmerie n’était jamais certaine. Ainsi dans Si c’est un homme, Primo Levi raconta comment, suite à une blessure, il s’était retrouvé pendant quelque temps à l’infirmerie du camp. Pour se voir acceptés, les déportés, souffrant pour beaucoup d’entre eux de dysenterie, devaient attendre de longues heures en se tordant de douleur. Ils avaient alors deux minutes pour prouver aux nazis qu’ils étaient véritablement malade.

Milo Adoner entra à l’infirmerie du camp d’Auschwitz suite à une blessure grave au doigt. Il décrivit alors comment, face à une maladie ou blessure trop avancée ou trop grave, les nazis envoyaient ces déportés qui ne leur étaient plus d’aucune utilité en chambre à gaz.

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Des déportés dans un hôpital

Les traumatismes subis par les déportés lors de leur internement sont tels que beaucoup d’entre eux moururent après la libération, leur estomac ne pouvant plus digérer une dose si importante de nourriture. Ainsi nombre d’entre eux durent faire face à un rétablissement pénible après les camps. Dans Personne ne m’aurait cru alors je me suis tu, Sam Braun confie qu’il ne pesait que trente-trois kilos pour 1,77 mètre.

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