1. La solidarité

La solidarité est indispensable si l’on veut survivre dans les camps de concentration. Ainsi, de simples gestes de bonté peuvent toucher les déportés, qui s’aident mutuellement face aux aléas de la vie dans les camps. En effet, un témoignage de bonté peut donner la force de vivre nécessaire. Par exemple, certains déportés donnaient leur ration alimentaire à d’autres, beaucoup plus faibles qu’eux. Des travailleurs civils peuvent aussi apporter des lettres aux déportés qui établissent une correspondance avec leurs proches.

Il est également arrivé que des déportés se sacrifient à la place de ceux qui devaient être emmenés dans des chambres à gaz. Ainsi, à Ravensbrück, Mère Elisabeth prend la place d’une déportée mère de famille qui est sur le point d’embarquer sur un camion menant à la mort…

"Je n'ai ressenti quasiment aucun sentiment de solidarité. Une fois pourtant, un déporté m'a donné de la poudre de tabac. Une autre fois encore, un médecin a eu à mon égard un acte de solidarité qui m'a peut-être sauvé la vie : il m'a transféré dans une infirmerie alors que je n'étais pas malade mais ressentais juste une très grande fatigue. Cela m'a permis de récupérer, le temps de quelques jours." Sam Braun, On ne m'aurait pas cru, alors je me suis tu.

La solidarité dans les camps reste très importante, elle est indispensable pour survivre. C’est Milo Adoner, déporté à l’âge de 17 ans, que nous avons eu la chance de rencontrer au Mémorial de la Shoah qui a abordé cette question en tout premier. Il est presque impossible de survivre au camp nazi, seul. C’est ainsi qu’une certaine solidarité, souvent mêlée à la résistance, se forme dans les camps. Cela se retrouve dans de nombreux témoignages.

La solidarité suppose le partage et l'entraide. Il est également arrivé que des déportés se sacrifient à la place de ceux qui devaient être emmenés dans des chambres à gaz. Ainsi, à Ravensbrück, Mère Elisabeth prend la place d’une déportée mère de famille qui est sur le point d’embarquer sur un camion menant à la mort…

Lorsque nous avons posé la question à Milo Adoner : «  Comment avez-vous survécu ? ». Il nous a répondu : « La solidarité et la chance »
On comprend alors que cette valeur a une place toute particulière dans la survie des déportés. Elle peut prendre la forme d’un partage de nourriture entre les « copains », d’une entraide lorsque l’un d’entre eux est dans la maladie, ou même d’une simple aide par des inconnus qui vont risquer leur vie.        

« C’est l’amitié qui nous a sauvés » déclare Jeanine Messerli, déportée en 1944. L’amitié, valeur de l’être humain, constitue un dernier rempart face à l’entreprise de déshumanisation nazie et c’est en cela qu’elle prend une certaine forme de Résistance.


 

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